Odzo

Installé depuis 2018 à l’hôtel d’artisans de Vaux-le-Pénil, porté par l’agglomération Melun Val de Seine, Edouard Renault, fondateur de la société Odzo, crée des murs d’eaux et des murs végétalisés aussi bien pour des entreprises que pour des expositions à caractère événementiel voire pour des particuliers. La crise sanitaire a fortement impacté son activité avec la chute du nombre d’événements programmés et celle, logiquement, de la location de murs d’eaux ou végétalisés. Composée de quatre collaborateurs au total, la société Odzo a été soutenue par le réseau Initiative Melun Val de Seine & Sud Seine-et-Marne, elle-même largement financée par l’Agglomération Melun Val de Seine. En y ajoutant les aides de l’État et de la Région Île-de-France, Edouard Renault a ainsi pu bénéficier du Fonds Résilience et s’est vu remettre un chèque de 49 000 € qui lui a permis de pérenniser son entreprise.

Intercaves

Durant cette visite, Julien Aguin,  et Alain Guilmont ont également mis à l’honneur deux commerçants. Le premier, Benoît Szewczyk, s’est installé au village ,des commerçants de Pringy sous l’enseigne Intercaves. Plutôt que la franchise, cet ancien restaurateur a opté pour le partenariat, ce qui lui laisse la latitude de proposer des vins mais aussi une large gamme de spiritueux (whiskies, rhums…). Pour cette implantation, il a reçu un chèque prêt d’honneur création de 14 000 €.

L’Onglerie

Enfin, Sandrine Legrand, qui travaille depuis plus de 20 ans sous la franchise de l’Onglerie, a repris au tout début de l’année 2022 un commerce rue du Général de Gaulle à Melun. Là aussi, pour l’aider à finaliser son installation, cette prothésiste ongulaire a reçu un chèque prêt d’honneur création d’un montant de 15 000 €.

Pour quel type de projet ?

Cette aide proposée par la Région et ses partenaires concerne tous les territoires franciliens disposant d’espaces en friches (sans projet d’aménagement engagé) ou en mutation (projet d’aménagement en phase d’études par exemple).

Quelques exemples de projets pouvant être retenus :

  • Urbanisation d’une friche en milieu urbain constitué,
  • Restructuration d’une zone d’activités économiques obsolète,
  • Renaturation d’espaces artificialisés laissés à l’abandon,
  • Remise en culture d’une friche agricole…

Qui peut en bénéficier ?

  • Collectivités – Institutions
  • Entreprises
  • Communes,
  • Établissements publics de coopération intercommunale (avec ou sans fiscalité propre),
  • Établissements publics territoriaux franciliens,
  • Départements,
  • Aménageurs publics et privés (lorsque ces derniers interviennent à la demande ou pour le compte d’une collectivité précitée).

Quelle est la nature de l’aide ?

Les candidats retenus peuvent bénéficier d’une subvention régionale (sur la base d’un taux d’intervention dans la limite de 60% du montant des dépenses éligibles). Seules les dépenses d’investissement sont éligibles et il peut s’agir de dépenses d’études préalables comme de travaux.

Les lauréats peuvent également bénéficier d’un accompagnement en ingénierie visant à identifier les freins et à définir collectivement des solutions opérationnelles pour engager le projet de requalification du site.

Pour appuyer au mieux les lauréats dans cette phase, un groupe-projet est constitué autour de la Région et de ses partenaires (ADEME, Agence des Espaces Verts, Institut Paris Region, Banque des Territoires, EPFIF, et SAFER).

Quelles démarches ?

Les porteurs de projet doivent remplir leur dossier de candidature sur mesdemarches.iledefrance.fr.

Un jury d’élus et d’experts se réunit pour examiner les dossiers et proposer des lauréats.

En complément, l’Etat (DRIEAT) et l’ADEME disposent de leurs propres appels à projets sur la requalification des friches. Les subventions demandées au titre des trois appels à projets sont potentiellement cumulables.

Prêt-à-porter, accessoires et bijoux, artisanat, objets de décoration et d’épicerie, un espace de plus de 50 m2 (complètement rénové durant l’été 2022) permet aux créateurs et artisans de tester le succès de leurs œuvres sur une courte période, de présenter leurs collections, d’établir un contact direct avec leurs clients et de bénéficier d’une plus grande visibilité.

Inspiré des pop-up stores anglosaxons, ce dispositif permet ainsi de préserver le commerce de proximité, soutenir les acteurs économiques locaux et permettre à des entrepreneurs et jeunes chefs d’entreprises de se faire connaître.

Situé dans un centre commercial dynamique, le local permet à un ou plusieurs créateurs d’occuper les lieux sur une courte période d’une à deux semaines ou sur un week-end.

Afin de soutenir l’activité économique, la commune a fait le choix de la gratuité et apporte un soutien logistique et de communication.

Bio express en trois dates

1995 : Naissance de la société JPB système

2009 : Damien Marc rachète l’entreprise qui devient familiale

2019 : naissance de la société Keyprod

Comment est née la société JPB système ? 

Damien Marc : En 1995, mon père, Jean-Pierre et son associé, Bernard, créent JPB système. Ils ont inventé une vis qui ne se dévisse pas mais peut se démonter facilement. Les débuts n’ont pas été simples. Il a fallu attendre 2001 pour voir la première vente ! A l’époque, c’est la Snecma, aujourd’hui Safran, qui désire l’employer dans ses moteurs d’avions.

Quand avez-vous rejoint JPB système ? 

D.M. : Mon père me propose de rejoindre l’entreprise en 2003, après mes études d’ingénieur. Je refuse, ayant d’autres envies en tête. En novembre 2004, j’intègre finalement l’entreprise et j’en reprends les rênes en 2005. En 2009, je rachète toutes les parts et l’entreprise devient familiale. Installée à Brie-Comte-Robert, elle totalise alors trois salariés et son chiffre d’affaires est d’un million d’euros. A cette époque, nous avons un produit et un client. Pour multiplier les clients, il faut multiplier les produits, nous avons donc mis ça en musique, façon start-up. Notre culture est l’innovation et nous avons déposé de nombreux brevets. L’idée était de créer des pièces qui doivent supporter des contraintes énormes, comme celles présentes dans un moteur d’avion. Très rapidement, Rolls Royce, Pratt & Whitney, puis tous les motoristes d’avion deviennent nos clients… Mais nous ne sommes qu’un bureau d’études !

Quand vous êtes-vous implanté à Montereau-sur-le-Jard sur l’aérodrome ParisVillaroche ? 

D.M. : En 2010, On achète notre première machine, qui nous permet de réaliser des prototypes et de la présérie… On s’installe alors à MelunVillaroche, où le potentiel est énorme, même s’il faut beaucoup se projeter à l’époque ! C’est finalement un choix payant puisque la proximité avec Safran services, où tout le monde vient se former, nous permet d’avoir une belle vitrine. En 2014, les besoins augmentent. En 2016, on double nos lignes de production et notre usine devient la plus moderne au monde en aéronautique. On joue la carte de l’ouverture et les chefs d’entreprise viennent visiter notre usine 4.0 par dizaines, une usine entièrement pilotée depuis un téléphone mobile !

C’est en quelques sorte les prémices de Keyprod ? 

D.M. : Keyprod est née en 2019 et vise à moderniser et digitaliser les ateliers de manière disruptive. Keyprod produit des objets connectés et aimantés qui écoutent les vibrations des machines. Après 2 ans et demi de recherche et développement, nous commercialisons ces solutions depuis cette année.

Tout ça ne se fait pas tout seul ! 

D.M. : Non, il faut s’avoir recruter les talents… et les garder ! Cela a été d’autant plus difficile qu’entre 2019 et aujourd’hui, il y a eu la crise sanitaire. Le secteur aéronautique était à l’arrêt, tout le monde prédisait une quasi-disparition du trafic aérien ! Très rapidement, je me dis : servons-nous de cette crise pour accélérer ! Pendant que les autres licencient, on recrute 25 personnes. JPB Système lance aujourd’hui une rondelle connectée, dotée d’un capteur et d’un canal de diffusion : ce type de pièce, avec laquelle nous avons obtenu le 1er prix de l’innovation Airbus, intéresse non seulement l’aéronautique mais peut aussi s’intégrer dans les chemins de fer ou les parcs d’attraction…

Combien de personnes représentent JPB système et Keyprod aujourd’hui ? 

D.M. : Nous sommes 150, dont 30 sur notre site de Pologne et une dizaine sur notre site de Cincinnati, dans l’Ohio. Nous ambitionnons d’être 250 dans quelques années. En fin d’année 2022 on retrouvera les niveaux de 2019, ceux d’avant la crise. En 2023, on table sur une croissance de 20 à 30 %. C’est également l’année où l’on ouvrira notre toute nouvelle usine de 10 000m2, toujours à Montereau-sur-le-Jard. Tout le monde sera sous le même toit avec une usine du futur, un espace de vie, un laboratoire de développement, l’accueil de start-ups, un show room… Bien entendu, ce nouveau bâtiment sera respectueux de l’environnement, non pas parce que « ça fait bien », mais parce que cela a du sens de récupérer la chaleur émise par les machines, de veiller à l’étanchéité du bâtiment, de piloter complètement l’éclairage en domotique… La crise sanitaire m’a appris que quand tout le monde a un genou à terre, c’est  le premier qui se relève qui gagne !

11 lauréats à l’honneur

Ils étaient plus de 150 participants mardi 13 septembre, à l’Escale de Melun, pour le rendez-vous annuel du Réseau Entreprendre Seine & Marne qui a mis à l’honneur 11 lauréats*, créateurs ou repreneurs d’entreprises, en 2021.

Après une table ronde et une séance plénière, trois intervenants, Eric Payan (Point de vue), Agnès Dotte (Dragonfly Interim) et valérie Lanneau (Cap Emploi 77), ont présenté leurs expériences, riches, qui ont été très appréciées.

Avant eux, Julien Aguin, vice-président de la Communauté d’Agglomération Melun Val de Seine, a exprimé sa conviction « que le réseau entreprendre est un acteur essentiel à l’accompagnement des créateurs d’entreprises ou à la reprise d’entreprises« , soulignant que « c’est pour cette raison que Melun Val de Seine est heureuse de recevoir une nouvelle fois la nuit des entrepreneurs qui fait honneur aux lauréats de l’année écoulée.« 

Nous accompagnons les jeunes entreprises dans leur développement

Vice-président en charge du développement économique, Julien Aguin a également rappelé le rôle de l’Agglomération auprès des entrepreneurs : « Avec de nombreux hôtels d’entreprises et en particulier celui de l’Agglomération, situé à Vaux-le-Pénil, consacré aux artisans et start up notamment dans l’agroalimentaire, comme Tiny Bird ancienne lauréate qui ne cesse de se développer, nous accompagnons les jeunes entreprises dans leur développement. C’est aussi grâce à notre positionnement volontariste sur les filières de l’aéronautique et de l’agroalimentaire, par la création d’un éco système favorable, que les entreprises ont envie de nous rejoindre.« 

* Les 11 lauréats 2021 : Denis Bourbonneux, reprise de R.Lelong et Cie, Lizy-sur-Ourcq ; Hamza Dali Ali, création de Mon Petit Chauffeur, Emerainville ; Alexis Strippe, création QBook.io, Fontainebleau ; Clarisse Karapedia, création de la Microcrèche Léon & Léonie, Meaux ; Benjamin Dupré, création DBCI Ingénierie, Lieusaint ; Edith Laurelut, création Franchise Apef, Coupvray ; Frédéric Bonomo, création Société Fraulis, Villenoy ; Alexis Lemey, Nicolas Silvani et Mathieu Legeay, création Ludotech, Champs-sur-Marne ; Sébastien Gaudino; reprise C.Basle, Lizy-sur-Ourcq ; Virginie Berthelin, création Pipelette et Polisson, Crouy-sur-Ourcq ; Pierre Herman, reprise Brûleur AEM, Chelles.

Le nouveau ministre en charge de l’Industrie, Roland Lescure, s’est rendu le 8 juillet sur la plateforme de l’aérodrome de ParisVillaroche afin de découvrir le projet d’une usine école 4.0, où seront formés « des jeunes issus des quartiers de politique de la ville aux compétences industrielles d’aujourd’hui et de demain et sera au service des entreprises du territoire », comme il l’a écrit sur son compte LinkedIn. Et de continuer en détaillant avoir « échangé avec des jeunes et des parties prenantes de ce projet enthousiastes et dynamiques pour une industrie conquérante et tournée vers l’avenir ».

Cette nouvelle plateforme de formation, située sur le pôle d’activités aéronautique et technologique de ParisVillaroche, figure parmi les 41 lauréats de l’appel à manifestation d’intérêt « Territoires d’industrie 4.0 : anticiper les compétences de demain ».

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