En février, la Communauté d’Agglomération Melun Val de Seine a inauguré trois nouveaux hébergements touristiques : Le Cottage et la Maison Jaune à Limoges-Fourches, ainsi que Les Myosotis à Maincy. Ces projets ont bénéficié du Fonds d’Aide aux Professionnels du Tourisme, mis en place par l’Agglomération.

Les Myosotis : Nous cherchions une idée pour valoriser une dépendance jusque-là utilisée comme espace de stockage. L’option d’un hébergement touristique nous est apparue comme une évidence, permettant à la fois d’accueillir des visiteurs de passage et de répondre aux besoins des nombreux professionnels du pôle industriel de Melun-Villaroche.
Le Cottage : Nous avons repris une propriété familiale en 2021. Le lancement d’une activité sur place faisait partie de nos objectifs. L’idée de gîte s’est rapidement imposée, avec l’envie d’offrir un lieu chaleureux et authentique. 
La Maison Jaune : L’idée de créer un gîte a pris forme naturellement, nourrie par notre intérêt pour le secteur du tourisme et de l’hébergement. Nous avons vu une belle opportunité en raison de son emplacement et du potentiel du lieu. Ce projet familial, porté par une maman et ses fils, a été une motivation supplémentaire où chacun apporte sa pierre à l’édifice.

Les Myosotis : L’aide de l’Agglomération nous a offert la possibilité de solliciter des artisans qualifiés, accélérant ainsi le chantier. Elle a principalement servi à financer le gros œuvre, l’isolation, ainsi que les installations électriques et sanitaires.
Le Cottage : Le soutien financier de l’Agglomération nous a permis de réaliser une rénovation complète du logement, qui ne comptait initialement qu’une seule chambre et une salle de bain. Nous avons repensé les espaces, créé une seconde chambre avec sa salle d’eau, et aménagé et sécurisé les extérieurs. 
La Maison Jaune : Elle nous a permis de financer la transformation d’une buanderie, portant ainsi à quatre le nombre de chambres, et de réaliser des aménagements extérieurs qui amélioreront le confort de nos hôtes.

Les Myosotis : Pour l’instant, nous nous consacrons à l’accueil de nos premiers locataires depuis l’ouverture des réservations en mars. Nous souhaitons par la suite renforcer la visibilité de notre gîte en collaborant avec l’Office de Tourisme Melun Val de Seine et la marque d’attractivité du Département « Seine-et-Marne, Vivre en Grand ! », tout en nous appuyant sur des plateformes de location comme Airbnb et Gîtes.fr. 
Le Cottage : Nous envisageons d’aménager deux autres gîtes. Mais au-delà de l’aspect immobilier, nous souhaitons structurer et professionnaliser notre activité en assurant une commercialisation efficace, un bon référencement et une expérience optimale pour nos visiteurs. Notre objectif est de contribuer à la dynamique touristique du territoire.
La Maison Jaune : D’abord, consolider l’activité à la suite de l’ouverture fin 2023. Ensuite, nous envisagerons des aménagements spécifiques pour attirer les visiteurs en hiver, comme des espaces chaleureux et des activités extérieures. Nous souhaitons également mieux intégrer la nature, en créant des espaces dédiés à la détente en extérieur et en proposant des expériences authentiques pour nos hôtes.


Fonds d’aide aux professionnels
Fonds d’aide aux professionnels

Novembre 2022
Création des Paniers de Fleurine

Début 2023
Ouverture du premier point de collecte chez un commerçant

Début 2024
Ouverture du dispositif aux entreprises

Comment vous est venu le projet Les Paniers de Fleurine ?
FT : Après plusieurs années passées dans le secteur social, notamment au sein du service d’hébergement d’urgence et d’accès au logement du SIAO de la Croix-Rouge, j’ai pu accompagner de nombreuses familles en situation de précarité. J’ai constaté qu’un grand nombre d’entre elles avaient un accès très limité à une alimentation variée et de qualité. Cette réalité m’a donné envie d’agir. En parallèle, mes contacts réguliers avec le secteur alimentaire, et plus particulièrement mes relations au marché de Rungis, m’ont convaincu de me lancer. En 2022, j’ai ainsi créé Les Paniers de Fleurine pour offrir une solution concrète et solidaire.

Quelles sont les spécificités du dispositif ?
FT : Les Paniers de Fleurine, ce sont des paniers de fruits et légumes proposés à tous les publics et à des tarifs solidaires : 10 € pour le petit panier et 20 € pour le grand. Maintenir ces prix accessibles est essentiel, car une simple augmentation pourrait exclure de nombreuses personnes. C’est d’ailleurs grâce à mon fournisseur, qui alimente de nombreux restaurants parisiens dont certains renommés, que cela est rendu possible. Il me fournit des produits destinés à être jetés, simplement en raison de petits défauts esthétiques. La lutte contre le gaspillage alimentaire, c’est ce qui fait aussi l’ADN de mon activité. Même les cagettes trouvent une seconde vie entre mes mains ! Et parce que je tiens à ce que la dimension solidaire soit présente à chaque étape du projet, j’ai fait le choix de solliciter les services d’ateliers et de chantiers d’insertion pour la production des paniers.

Comment organisez-vous les retraits des paniers en l’absence de local commercial ?
FT : Au début, les paniers étaient distribués directement depuis ma cour. Mais face à l’augmentation de la demande, j’ai sollicité des commerçants qui ont accepté de devenir des points de collecte. Aujourd’hui, le dispositif compte 7 points répartis en Seine-et-Marne, dont la boucherie Virginie Bruno et Cie à Saint-Fargeau-Ponthierry, partenaire depuis 2023. Certaines mairies participent également en mettant à disposition leurs locaux pour accueillir les collectes. Ces moments de distribution sont précieux : ils me permettent d’échanger avec les clients pour
leur prodiguer des conseils de consommation, mais aussi avec les bénévoles, dont le soutien régulier est indispensable.

Quels sont vos projets pour l’avenir ?
FT : J’ai de nombreuses idées en tête ! Tout d’abord, je souhaite diversifier le contenu des paniers en proposant, par exemple, un panier de fruits exotiques de qualité pour les occasions spéciales. J’aimerais également intégrer des portions de viande et de poisson, des produits qui, malgré leur coût, font eux aussi l’objet de gaspillage. Cependant, je suis encore en recherche de fournisseurs sensibles à ma démarche. Enfin, je travaille à consolider mon réseau de points de collecte et à poursuivre les partenariats avec des employeurs désireux d’offrir ce service à leurs salariés. Je prévois l’ouverture très prochaine de 2 nouveaux points de collecte (un commerce et une entreprise) en Essonne ! 

La lutte contre le gaspillage alimentaire, c’est ce qui fait aussi l’ADN de mon activité.
Fleurine Triguel

    Pascal Le Bris : Pour moi par hasard, par le biais de rencontres. J’ai géré, comme responsable et directeur, des sites industriels pendant 15 ans, notamment dans l’agro-alimentaire. En 2009, j’ai fait la connaissance d’un « nez » en parfumerie. Nous nous sommes retrouvés en 2012 pour créer ensemble Socos Services. Je suis alors reparti de zéro. J’ai loué les locaux d’une ancienne usine de co-packing en 2013, acheté du matériel d’occasion, investi mon propre argent… et c’était parti pour une nouvelle aventure avec 5 salariés. J’ai appliqué aux parfums ce que j’ai longtemps pratiqué : le « juste à temps », la satisfaction-clients, la recherche de performances alliée à une forte politique de responsabilité sociétale des entreprises (RSE)… Aujourd’hui, nous sommes 45 salariés

    © Socos 

    Pascal Le Bris : Nous sommes spécialisés dans la parfumerie de luxe et de niche. Nous proposons à nos clients-parfumeurs un service complet, de la fabrication des jus jusqu’à l’expédition, en passant par le stockage et le conditionnement. Nos savoir-faire de haute façon nous permettent de fabriquer des échantillons, des éditions limitées, des pièces uniques … mais également de très longues séries.

    Ces produits, 100 % Made in France, sont façonnés pour des maisons de luxe, généralement françaises. Nous conditionnons environ 4 millions de flacons par an, produisons 6 500 références et livrons dans 86 pays différents dans le monde. 

    Les différents métiers chez Socos Services
    © Socos

    Pascal Le Bris : Avec un chiffre d’affaires de plus de 4 millions d’euros à fin 2021, notre croissance est de 25 % en moyenne par an depuis nos débuts et de 56 % cette année. Tout ce que nous gagnons est réinvesti au profit des salariés et du développement de l’entreprise : il n’y pas de distribution de dividendes aux actionnaires.

    Pour autant, nous ne « courons » pas après le chiffre d’affaires, mais plutôt après la satisfaction de nos clients, qui atteint 100%. C’est l’un des facteurs clés du succès, avec une culture d’entreprise forte et une démarche d’amélioration continue participative. Chez nous, le turn-over est faible. Nous formons la « famille Socos Services ». Le déploiement de notre culture RSE est également très soutenu et vise, entre autres, à prévenir l’accidentologie, à développer l’apprentissage, à soutenir le tissu associatif local et les ESAT.

    © Socos

    Pascal Le Bris : Notre vision est d’assurer le développement à long terme de la parfumerie française de niche et notre mission, de devenir le façonnier de référence des marques indépendantes de la parfumerie de luxe. Actuellement, nous sommes doublement normés (ISO 9001 et ISO 22716) ce qui est extrêmement rare pour une PMI dans notre domaine. Nous sommes aussi labellisés French Fab : nous concevons et fabriquons nous-mêmes nos propres machines et outils industriels.

    Enfin, depuis quelques années, nous digitalisons les services, pour nos salariés et nos clients. Pour préparer demain, nous sommes engagés pour le climat et la transition écologique puisque nous venons d’intégrer la communauté du Coq Vert (communauté lancée par Bpifrance, en partenariat avec l’ADEME et le ministère de la Transition écologique). A l’avenir, nous étudions un possible agrandissement de notre usine actuelle, afin de pérenniser nos emplois à Vaux-Le-Pénil et en créer 25 supplémentaires pour 2026.  

    Socos Services : 1223, avenue Saint-Just – BP 30585 – 77000 Vaux-le-Pénil 

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